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Méthodologie
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Méthodes de travail

Les documents de base pour la réflexion sur les méthodes de travail sont :

  • le fascicule du CADP : J. ALLENBACH, Etapes, moyens et méthodes d’analyse, Fac. de Strasbourg, 1967 (cote H4 à SC) : de nombreuses indications sont peu exploitables dans la mesure où elles concernent le codage des microfiches, mais des éléments sont à reprendre impérativement.
  • les introductions des volumes papier du CADP
  • les Directives de SC, § 64-71, 148-150.
    Rappel : les Directives précisent (p. 4-5) qu’il a été tenu compte des avis du CADP pour leur rédaction.

Texte biblique de référence

Pour le CADP, le texte biblique de référence et la numérotation des versets sont pris dans :
  • les éditions modernes de l’AT en hébreu
  • la LXX de Rahlfs pour les livres propres à la LXX,
  • le NT en grec, éd. Nestlé-Aland.
Pour les volumes de Sources Chrétiennes,
  • pour les textes grecs, l’édition A. Rahlfs, Septuaginta, 2 vol.Stuttgart, 1935 de la LXX
  • pour les textes latins, l’édition R. Weber, Biblia sacra juxta vulgatam versionem, 2 vol., Stuttgart 1969) de la Vg.
Comme SC le précise, « Il n’est pas possible de traiter les emprunts, allusions et citations patristiques en se référant uniquement à la numérotation et au texte d’une Bible moderne » (Directives, § 67).

Proposition méthodologique : garder le choix du CADP, mais en prévoyant dans la base de données un outil donnant automatiquement la correspondance Vg ou LXX du numéro de verset considéré.

Pour la Vg, cf. tableau de correspondance en ligne (base Access) ; pour la LXX, le tableau, à convertir sous forme systématique exploitable informatiquement. Interroger les biblistes pour connaître les outils qu'ils ont déjà à leur disposition.

Prévoir dans la base de données un outil donnant automatiquement la correspondance Vg ou LXX du numéro de verset considéré : Lors de l'interrogation de l'index, en cas de divergence de numérotation, l'information sera donnée systématiquement : (LXX:... entre parenthèses, possibilité d'interrogation par numérotation de la Vg ou de la LXX ou de la BJ, etc.)

Les arguments pour ce choix :

  • Le texte biblique de référence des Pères est fluctuant, la division des Bibles hébraïques résulte d’un consensus des savants modernes.
  • L’index peut être accessible à un public cultivé non spécialiste

Choix des abréviations

Les convention d’abréviations du CADP sont différentes, surtout pour le NT, des conventions des directives SC, qui préconisent de suivre la BJ : laisser les abréviations CADP en base (2 ou 3 chiffres ou lettres), faire apparaître les abréviations SC en consultation ?Dans les deux cas, romains sans point abréviatif.

Liste des différences : JS / Jos (Josué) ; ES/Is (Isaïe) ; JO/Jon (Jonas) ; DA/Dn (Daniel) ; SP/Sg (Sagesse) ; 1 et 2 C/ 1et 2 Co (Corinthiens) ; CO/Col (Colossiens) ; 1 et 2 T/ 1 et 2 Th (Thessaloniciens) ; 1 et 2 Ti / 1 et 2 Tm (Timothée) ; TI /Tt (Tite) ; PM/ Phm (Philémon) ; HB/He (Hébreux) ; JQ/Jc (Jacques) ; JU/Jude (Jude)

Le livre de Suzanne et le livre de Bel et le Dragon sont considérés comme les livres 13 et 14 du livre de Daniel, l’épître de Jérémie comme le chapitre 6 du livre de Baruch.

Systématiser l’usage des abréviations 1S, 2S, 1R, 2R, Esd, Ne pour les livres de la LXX ou de la Vg.

Signes annexes de Biblia Patristica :
V : texte provenant d’une version
+ : fausse attribution
* : texte rapporté comme cité par un auteur antérieur
Un + après le chiffre de la ligne signifie une reprise de la référence biblique dans le paragraphe.
Un + après les chiffres du paragraphe et de la ligne indique une reprise de la référence dans les paragraphes suivants.

Pour SC : Les versets ne seront pas découpés en a, b, c, etc: le verset est l'unité de base.

Les agrapha (repérés dans le fichier microphotographique) n’ont pas été retenus dans Biblia Patristica et ne le seront pas non plus dans SC.

Délimitation des citations et allusions

Aucune consigne n’est donnée dans les Directives à ce sujet.

Pour le CADP,

Citation : « Nous reconnaissons une citation chaque fois que l’auteur renvoie expressément le lecteur à un texte qui est (ou qu’il prétend être) biblique. Peu importent alors les erreurs de référence et les variantes de transcription ; il suffit qu’il ait eu l’intention de citer l’Ecriture. » (Allenbach, p. 50)

Allusion : le critère en est « le renvoi conscient ou inconscient par l’auteur à un texte biblique particulier venant étayer sa réflexion (…) : évocation d’un personnage, transcription d’un dialogue au style indirect, reprise en « leitmotiv » du contenu d’un verset biblique, etc.» (Allenbach, p. 51)

« Considérant la marge d’appréciation qui est ainsi laissée à [l’analyste], nous avons adopté le principe d’une analyse large : lorsqu’il y a hésitation pour savoir si l’auteur fait réellement allusion à un texte biblique particulier, plutôt que de procéder à une analyse trop sélective, nous préférons relever tous les textes ayant pu être visés par l’auteur. Nous pouvons ainsi prétendre à l’exhaustivité dans notre relevé et nous laissons au chercheur l’initiative du rejet des mentions qu’il jugera inutiles (Allenbach, p. 51). »

Choix méthodologique : ne pas s'obliger à suivre les critères du CADP pour les textes à venir, mais marquer dans la base pour chaque texte considéré s'il a été traité par BP ou par SC. Essayer d'harmoniser au mieux, par les Directives, les volumes SC à venir.



Séminaire

Un séminaire a démarré à Sources Chrétiennes le 27 février 2007. Il a déjà permis l'établissement d'un dossier de financement solide, pour la participation au Cluster 13 de la Région Rhône-Alpes, « Patrimoine et création » puis pour répondre à l'appel d'offre "porjets blancs" de l'ANR en novembre 2008.

Les séances de 2009 ont pour objectifs:

- la vérification par sondage des données déjà en ligne, le complément des informations disponibles sur les oeuvres présentes en base

- la rédaction d'un document de travail pour le Comité de pilotage du projet ANR, concernant les questions méthodologiques

- l'élaboration de directives, éventuellement modulables selon les auteurs anciens, pour la réalisation des apparats scripturaires : pour les volumes, pour l’index. Et même, proposer une véritable charte à tous les collaborateurs de la collection en charge d’un apparat scripturaire, pour qu’ils deviennent collaborateurs internationaux à distance de Biblia Patristica.

- le début de mise en œuvre d'un index scripturaire en ligne de la collection, composé uniquement de références, qui soit compatible avec le travail du CADP et complémentaire de ce travail.

 

Rappel des séances principales déjà tenues:

  • séance du 27 février 2007
  • séance du 20 mars 2007
  • 11 mai 2007 : réflexion avec l'informaticien en charge des travaux sur la modélisation de la nouvelle BDD, qui sera intégrée dans la BDD Babel propre à l'Institut des Sources Chrétiennes.
  • 23 mai 2007 : point d'avancement sur la modélisation.
  • 11 février 2008 : réflexion sur les modalités de financement du projet
  • 27 juin 2008 : point d'avancement sur le développement informatique en cours
  • oct-nov 2008 : montage du dossier ANR
  • sept-dec 2008 : travail sur les données de la base concernant les oeuvres
  • janvier 2009 : Jean Chrysotome

Directives pour les apparats scripturaires

Ces Directives concernent uniquement les apparats à faire pour les volumes papier de la collection : les indications qui valent aussi pour la conception de l'index en ligne sont reprises dans la rubrique "Modélisation".

Idées en vrac :

- prévoir une catégorie "lemme" en plus des catégories "allusion" et "citation", avec une référence globale pour un pu plusieurs paragraphes

- citations de l'AT dans le NT : mettre un renvoi

- parallèles synoptiques : ne pas les indiquer, mettre toujours la référence à Matthieu. Problème de la surestimation de Matthieu engendrée par cette pratique : ne faudrait-il pas créer une catégorie "synoptiques dont Mt" pour distinguer ce qui est propre à Mt de ce qui est commun aux synoptiques?

Etat des lieux : Biblia Patristica / Sources chrétiennes

Corpus de textes

L'étendue du corpus envisagé :
  • l'intégralité des textes étudiés par le CADP* : reprise simple s'il n'y a pas eu d'édition SC postérieure, reprise avec révision sinon
  • tous les textes publiés par SC
  • à terme d'autres éditions critiques peut-être issues de grands corpus

* Le CADP traite des « écrits de l’époque patristique » et pas uniquement des écrits des Pères : « nous abordons aussi bien les textes réputés chrétiens, que ceux réputés hérétiques ou marginaux, sans exclure les ouvrages jugés profanes où le texte biblique pourrait trouver sa place comme élément de culture ou de polémique » (Allenbach, p. 49) . Même quand la collection SC sera achevée (!), il faudra envisager un travail complémentaire sur les textes laissés à la marge.

* Certains textes patristiques ont été traités par le CADP mais ne seront pas édités dans SC a priori, comme l’Ad Quirinum ou l’Ad Fortunatum de Cyprien (présents en BP2).

* Les textes spécifiquement bibliques comme les Hexaples n’ont pas été retenus par le CADP  ; a priori SC a la même politique par rapport à ces textes.

Le champ d'investigation du projet en 2009 :

  • Les textes étudiés par Biblia Patristica mais en dehors du champ éditorial de Sources Chrétiennes (certains fragments, textes apocryphes, d'attribution incertaine, etc.) figureront dans la base de données avec la mention CADP, mais ne feront pas l'objet d'une révision.
  • Dans un premier temps, les textes parus dans SC et déjà traités par Biblia Patristica seront mis de côté. Même remarque pour les textes présents dans les archives non publiées de Biblia Patristica (13 cartons en dépôt à Sources Chrétiennes), mis à part lorsque les données sont déjà sous forme numérisée : il faudra envisager un tri très rigoureux de ces données, à l'aide de vacations.
  • N.B. Les volumes de SC traités par Biblia Patristica et faisant l'objet d'une réimpression ne verront pas en règle générale leur apparat scripturaire refait pour autant. En revanche, un renvoi sera fait à Biblindex dans le volume réimprimé.
  • Le travail de ce séminaire se concentre donc sur les auteurs à partir du IVe siècle édités par SC et non présents dans Biblia Patristica.

En cliquant sur ce lien, on accèdera à la liste exhaustive au 1er mars 2007 des textes édités par les Sources Chrétiennes classés en fonction de leur rapport avec Biblia Patristica : textes utilisés par le CADP, éditions critiques différentes, textes non recensés par le CADP mais édités par SC. Pour accéder à la version simplifiée du document (noms d'auteur et titres seulement), cliquer ICI.

Les opérations prioritaires lancées par SC en 2008-2009 :

Les priorités sont établies sur deux types d'auteurs : ceux pour lesquels un corpus suffisamment abondant et qui constitue une unité existe déjà, ceux pour lesquels une édition des oeuvres (complètes) est en chantier, les deux n'étant pas incompatibles. Liste indicative :
  • GREC : Jean Chrysostome, Théodoret de Cyr, Evagre le Pontique, Athanase, Cyrille d’Alexandrie, Maxime le Confesseur
  • LATIN : Ambroise de Milan, Jérôme, Grégoire le Grand, Règle de S. Benoît, Jean Cassien, Césaire d’Arles, Léon le Grand
  • MOYEN AGE LATIN : Bernard de Clairvaux, un groupement de cisterciens, Guillaume de Saint-Thierry
  • GREC TARDIF : Syméon le Nouveau Théologien
 
Descriptif provisoire des 13 cartons du CADP PDF Imprimer E-mail
Mardi, 13 Janvier 2009 10:44


Comme certains le savent, nous disposons de listes détaillées, l'une par nom
d'auteur, l'autre par n° CADP (avec mention à chaque fois de: n° CADP,
Clavis, auteur, oeuvre) pour les 5 premiers cartons seulement.
D'après un rapide sondage fait parmi les auteurs disponibles dans Biblindex,
le contenu de ces 5 cartons est en (grande) partie dans Biblindex, et
inversement le contenu des cartons 6 à 13 n'est pas du tout dans Biblindex.

1)
Les 5 premiers cartons contiennent notamment:
- Procope de Gaza
- Athanase
- Jean Chrysostome
- Cyrille d'Alexandrie
- Théodoret de Cyr
- Irénée, AH
- Augustin, Confessions
- Antipater de Bostra
- des anonymes
- des spuria et dubia de Grégoire de Nysse, Epiphane, Amphiloque, Basile et
Grégoire de Nazianze, Hilaire de Poitiers, Ambroise, Justin
- Jérôme, et d'autres
Jusqu'ici ces cartons contiennent les listings par enveloppes classées par
n°CADP ; c'est encore globalement le cas, sauf que Cyrille a été regroupé
dans un seul carton, Chrysostome dans un autre, et Athanase encore dans un
autre. Les déplacements d'enveloppes effectués ont été signalés sur
la tranche des dossiers.
Pour ces 5 cartons, est indiqué sur le carton toujours, sur la tranche des
dossiers presque toujours, sur l'enveloppe parfois, le nom d'auteur (avec au
besoin les n°CADP), pour faciliter la consultation.

2)
Les cartons 6 à 13 contiennent des enveloppes rangées encore une fois par
n°CADP. Les n° contenus dans les cartons 6 à 11 (1ère moitié) observent un
ORDRE ALPHABETIQUE PAR AUTEUR - sachant qu'a priori (mais il faudra vérifier
au cas par cas), les auteurs qui se trouvent dans les cartons 1 à 5 n'y
figurent pas : c'est une assez bonne nouvelle sinon pour la réalisation de
l'inventaire informatique, du moins pour la consultation.
Les cartons 11 (2e moitié) à 13 contiennent quant à eux des anonymes, des
auteurs tardifs, semble-t-il, des chaînes, des conciles. Il n'est pas
impossible que des auteurs des cartons 6 à 11 se trouvent encore dans des
cartons 11 à 13 : là encore, il faudra vérifier en détail en faisant
l'inventaire (un sondage rapide a permis de voir que Jean 2 de Jérusalem se trouvait dans ces 2 séries de cartons).

En tout donc, 3 séries de cartons, et non 2.

A priori les cartons iront au grenier de Sources Chrétiennes, où ils resteront au moins dans un
premier temps. Sauf le carton Chrysostome, sur lequel Guillaume Bady a commencé à
travailler, et qui sera dans son bureau.
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Jean Chrysostome dans Biblindex PDF Imprimer E-mail
Écrit par BADY Guillaume   
Mercredi, 08 Juillet 2009 10:10
G. BADY, ATELIER BIBLINDEX DU 23 JANVIER 2009 SUR
JEAN CHRYSOSTOME

1. ÉTAT DU MATERIEL DE RECHERCHE


1.1. Biblindex et ses sources


BIBLINDEX à partir du cd-rom BIPALYON offre 43701 références chez Jean Chrysostome.
Quelle est l'origine ou l'auteur de ces références, et à quel point ont-elles été vérifiées ? « Chrysostome n'a pas été travaillé du tout. Les données nous ont été fournies par Jean-Marie Leroux » (J. Allenbach). Cette information semble devoir être corrigée :


1°/ contact ayant été pris et vérification faite, une copie de l'index de Dom Bède, décédé aujourd'hui, est encore à En-Calcat ; mais un exemplaire avait été envoyé au CADP.


2°/ 2 cahiers – inintelligibles – de J.-M. Leroux, lui aussi décédé, ont été récupérés dans sa cave; ils témoignent du travail original fait par le chercheur. H. SORLIN, SC 346, p.42, n. 1, donne sans doute une information exacte quand il mentionne « un fichier exhaustif des citations bibliques de Chrysostome, établi séparément par J.-M. Leroux, ingénieur au CNRS, et Dom Bède, de l'abbaye d'En-Calcat. Ce fichier est déposé à la Fac de Théologie protestante de Strasbourg ». Il n'est pas impossible, en définitive, qu'à la fin de son travail, J.-M. Leroux, même s'il vivait en banlieue parisienne, l'ait comparé avec celui de Dom Bède.


3°/ Le CADP nous a fourni 1 carton contenant 6 dossiers d'enveloppes. Ces listings portent des marques de corrections en rouge, portées à leur tour sur un 2e listing. La date de dernière mise à jour indiquée sur la fiche accompagnant les listings que j'ai revus est «8012» – soit décembre 1980 ? Ces corrections, semble-t-il, n'ont pas été reportées dans Bipalyon. En tout cas, la mention «L» pour « lu [et non vérifié]» dans la liste des numéros CADP liée aux cartons est inexacte : le corpus a été vérifié au moins une fois !

1.2. Les index scripturaires complets publiés


- l'index B. DE MONTFAUCON, S. P. N. Joannis Chrysostomi opera omnia quæ exstant, t. XIII, pars altera, Gaume, Paris 1839, p. 1-167 (apparemment fait par les Bénédictins de Solesme).
- l'index de M. JEANNIN (dir.), Saint Jean Chrysostome. Oeuvres complètes traduites pour la première fois en français, t. XI, Bar-le-Duc 1867, p. 600-642 (beaucoup moins fouillé).
- l'index de R.A. KRUPP, Saint John Chrysostom. A Scripture Index, University Press of America 1984 (non consulté pour l'instant).

1.3. Les éditions et les traductions disponibles


- éditions anciennes : Erasme, Savile, Fronton, Matthaei, Montfaucon, Field, etc.
- PG = Montfaucon (ou Field pour l'In Matth.)
- SC : 20 volumes d'œuvres authentiques (13bis, 28bis, 50bis, 79, 103, 117, 125, 138, 188, 272, 277, 300, 304, 342, 346, 348, 362, 366, 396, 433) + 1 d'une homélie pseudo-chrys. (187)
- CUF : Les cohabitations suspectes. Comment garder la virginité (apparat seul)
- autres éditions ou traductions modernes : CCG 4 (In Eccl.), 70 (De Davide et Saule), PDF 8, 16, 22, 35/36, sans compter Hill, Zincone, Mazzoni Dami, etc.

2. EXTENSION ET DEFINITION DU CORPUS DANS BIBLINDEX


2.1. Œuvres contenues dans Biblindex


Presque tout Chrysostome est dans Biblindex, sauf les 2 Lettres à Innocent (0 citation relevée en fait), les 8 Sermons sur la Genèse (le CADP attendait l'édition de L. Brottier, parue en 1998 ?), le Commentaire sur Job (paru en 1988), des inédits (2 des Quindecim novae) et des dubia (Comm. sur Pr, Qo, Dn, Jr), soit 10 homélies et 5 commentaires si l'on ajoute des dubia.

2.2. Problèmes de définition du corpus et des œuvres


Le CADP a voulu se limiter au Chrysostome authentique, avec quelques exceptions, des dubia et même, en fait, un spurium. Je pense qu'il faudrait ajouter des dubia (comm. sur Pr, Qo, Dn) qui me semblent devoir être pris en compte, d'abord en tant que textes publiables à moyen terme aux Sources Chrétiennes, ensuite parce qu'ils ont le même auteur, à mon avis, que le comm. sur Jb et les hom. sur les Psaumes – tout comme un autre commentaire, qui cependant interviendra peut-être dans un deuxième temps: étant donné leur nature caténaire, les fragments sur Jérémie ne pourront être pris en compte qu'après authentification.
Quoi qu'il en soit, les dubia doivent rester exceptionnels. Or une œuvre comme la Comparatio regis et monachi, dont S.J. Voicu a prouvé l'inauthenticité, doit-elle malgré tout être prise en compte ? Quant aux lettres de Constantios qui ferment la collection des Lettres de Chrysostome, elles devront être prises en compte – sous le nom de Constantios évidemment. Par ailleurs, ne faut-il pas prévenir l'utilisateur de Biblindex que la quasi-absence des dubia et spuria (en dehors des eclogae et autres textes dérivés des originaux) est due non pas à une sorte d'illégitimité, mais au fait que, le Chrysostome authentique ayant été traité en priorité, les dubia et spuria ne pourront être pris en compte qu'à un stade lointain d'avancement du travail ?


La liste que j'ai dressée est consultable sur la page Jean Chrysostome du site des Sources Chrétiennes :
http://www.sources-chretiennes.mom.fr/index.php?pageid=auteurs_anciens&id=76&sourcepg=auteurs_anciens


Cette liste compte 179 unités critiques (dont 21 dubia, 7 spuria et les lettres de Constantios) ou 140 unités littéraires (soit 150 et 112 sans les dubia et spuria). Je propose en effet d'appeler
« unité critique » le texte ou la partie de texte qui est traitée séparément dans Biblindex,
« unité littéraire » le texte ou le groupe de textes que la tradition a transmis et que la critique moderne considère comme un tout.
Dans l'idéal il devrait y avoir autant d'unités critiques que d'unités littéraires, mais dans la pratique, le CADP n'a pas toujours pu tenir compte des derniers résultats de la critique, sans parler des résultats acquis après la fin du travail. Par ex., la série des Quindecim novae comporte 15 unités critiques, mais forme une seule unité littéraire ; ou encore le Sermon 9 sur la Genèse a été traité comme une unité critique séparée des 8 premiers, mais comme il est en fait la 2e homélie Sur le changement des noms, il devrait former une unité littéraire avec les 4 autres, tout en étant compté comme unité critique distincte. Quant aux homélies Sur les Maccabées, elles ont été traitées comme un tout, mais au lieu d'une seule unité critique et littéraire, il devrait y en avoir deux, puisque la 3e est inauthentique ; le 3e sermon dit Contre les juifs devrait également former une unité critique et littéraire séparée par rapport à la série de 7 sermons, dont il ne fait pas partie en fait.
A l'adéquation pratique entre unité critique et unité littéraire, trois obstacles techniques se dressent pour l'instant : dans l'état actuel de la base, on ne peut pas fusionner dans la base deux œuvres CADP, ni, au contraire, en scinder une en deux, ni encore prendre une partie d'un texte pour l'incorporer à un autre.
La lisibilité de certaines « séries » d'homélies et, plus profondément, leur exacte composition doivent en tout cas amener à des changements de titres qui parfois apporteraient d'ailleurs d'utiles précisions par rapport à la Clauis Patrum Graecorum. Voir les changements que je propose dans la liste mentionnée à l'adresse ci-dessus.

 

3. METHODE ET OBJET DU TRAVAIL ; LA QUESTION DES ALLUSIONS

3.1. Méthode suivie


1°) Comparer toutes les sources disponibles et sélectionner celles ayant une quelconque originalité
2°) Vérifier la référence au texte patristique (en l'occurrence Biblindex est TRÈS SÛR)
3°) Vérifier la référence biblique (là peuvent se poser des problèmes)
4°) Vérifier les données supplémentaires d'analyse fournies par le CADP, à savoir l'emploi des signes / ( ) dont la signification (ils sont encore absents en 1967 quand paraît l'ouvrage méthodologique de J. Allenbach) semble capitale – car ces signes indiquent sûrement s'il s'agit d'une citation ou d'une allusion, s'il ne s'agit que du début ou de la fin d'une référence – liée dès lors à la précédente ou à la suivante.

3.2. Quel type d'allusions faut-il encore repérer ?


Question : faut-il (5°) rechercher systématiquement, en amont, les citations et allusions pour que la base soit le plus exhaustive possible ? Ce niveau doit-il intervenir dès le début ou bien dans un second temps ? Autrement dit, lorsque le CADP a fait un travail déjà assez abouti, faisons-nous d'abord une simple vérification ou bien une recherche complète ?
Le problème pour Chrysostome est qu'il y a déjà tellement de citations qu'il est épuisant, décourageant de s'amuser à repérer en plus les allusions ; par ex. pour les Lettres diverses, A.-M. Malingrey n'a repéré que les citations… La question devient : qu'entend-on par « allusion » ?


À première vue, et en restant à une approche naïve de la question, il me semble qu'il y a plusieurs types d'allusions :
1) les allusions essentielles (ou directes), c'est-à-dire sans lesquelles le discours n'a pas de sens
a – avec mention de livre ou d'auteur : « Paul dit dans sa lettre aux Romains que nous mourrons et vivrons avec le Christ » (citation non littérale de Rm 6, 8), « comme le psalmiste, demandons à Dieu de nous délivrer de nos ennemis » ( allusion quasi littérale à Ps 59,1)
b –  sans mention de livre ou d'auteur : « Y a-t-il plus misérable que Judas ? »
c – sans référent précis : « Dieu te donnera ton salaire », « un trésor dans les cieux »


2) les allusions accessoires (ou indirectes) :
a –points de rencontre lexicaux ou expressions qui ne se comprennent que dans un contexte biblique, mais qui, tout en n'apportant aucune modification essentielle au sens de la phrase, seraient interchangeables : « un cœur de pierre » (« cruauté » aurait pu suffire), etc.
b – points de rencontre lexicaux ou expressions dont le rapport à tel(s) texte(s) biblique(s) est seulement lexical ou contingent : mots simplement rares, hapax utilisés dans un contexte trop différent.


Les allusions relevées par le CADP, me semble-t-il, sont surtout de type 1 a et b, pas 1 c ni 2. Cette intuition est confirmée a posteriori par la lecture de J. ALLENBACH, Étapes, moyens et méthodes d’analyse, Fac. de Strasbourg, 1967, p. 50-51 :


«Citation : Nous reconnaissons une citation chaque fois que l’auteur renvoie expressément le lecteur à un texte qui est (ou qu’il prétend être) biblique. Peu importent alors les erreurs de référence et les variantes de transcription ; il suffit qu’il ait eu l’intention de citer l’Écriture. […]
Allusion : Déterminer une allusion semble beaucoup plus délicat puisqu'il n'y a pas là un critère objectif de reconnaissance. Certes des critères objectifs peuvent être proposés : par exemple on pourrait dire que l'emploi d'un certain nombre de mots d'un verset biblique indique une allusion à ce verset. À combien de mots faudrait-il alors fixer le "seuil" pour une allusion ?
[– Un, car ce n'est pas une question de seuil.] L'emploi d'un hapax à lui tout seul ne peut-il pas représenter une allusion ? [— Si.] Et lorsque l'auteur paraphrase un verset sans en reprendre les termes, n'y a-t-il pas allusion à ce verset ? [—Si.]
On le voit, le critère objectif est peu satisfaisant. Nous préférons recourir au point de repère fixé pour les citations : le renvoi conscient ou inconscient par l’auteur à un texte biblique particulier venant étayer sa réflexion
[c'est J. Allenbach qui souligne; cela rejoint ce que j'appelle allusions essentielles ou directes, c'est-à-dire celles sans lesquelles le discours n'a pas de sens]. Il ne s'agit pas de faire un relevé du vocabulaire biblique employé dans les textes patristiques : nous devrions alors noter une foule de textes strictement étrangers à la pensée de l'auteur. C'est pourquoi nous précisons bien que le relevé des allusions ne concerne que les renvois par l'auteur à un texte biblique particulier (lorsque ce texte a des parallèlles exacts dans l'Écriture nous les notons aussi). Nous ne pouvons énumérer ici les multiples façons dont un auteur peut renvoyer indirectement son lecteur ou son auditeur à un texte biblique précis ; évocation d’un personnage, transcription d’un dialogue au style indirect, reprise en "leitmotiv" du contenu d’un verset biblique, etc. Remarquons que chaque auteur a sa façon particulière, au fil de son discours, d'éveiller les résonnances bibliques de son auditeur, d'amener par quelques évocations une citation, qui par toutes les paroles dont elle a été entourée, se trouve enrichie au moment où le lecteur la découvre.
Dans la vérification des citations et dans la découverte des allusions il est fait appel à toutes les connaissances bibliques de l'analyste. Considérant la marge d'appréciation qui lui est ainsi laissée, nous avons adopté le principe d'une analyse large : lorsqu'il y a hésitation pour savoir si l'auteur fait réellement une allusion à un texte biblique particulier, plutôt que de procéder à une analyse trop sélective, nous préférons relever tous les textes ayant pu être visés par l'auteur. Nous pouvons ainsi prétendre à l'exhaustivité dans notre relevé et nous laissons au chercheur l'initiative du rejet des mentions qu'il jugera inutiles.»


Dans l'idéal il m'aurait semblé nécessaire d'affiner l'analyse en relevant aussi les allusions de type 1c et 2a dans la mesure où elles interviennent dans la compréhension du texte. Depuis 1967, la culture biblique des lecteurs a baissé, si bien que certaines expressions bibliques qui paraissaient évidentes (ou qui sont passées dans la langue moderne) – et qui, de ce fait, ont pu ne pas même être décelées – ne le sont plus forcément : or les allusions indirectes de type 2a sont de celles-là.


Remarque de J. REYNARD : à ce compte-là, il faudrait un livre entier pour expliquer chaque allusion dans tel texte et tel contexte, surtout si l'on tient compte des variantes des manuscrits.
Remarque de L. MELLERIN : pour les allusions de type 1c ou 2a, une liste des principaux mots cités offrant toutes les occurrences dans la Bible pourrait utilement compléter Biblindex sans surcharger ni la base de données non pertinentes ni les collaborateurs d'un travail extrêmement fastidieux.


La question est cruciale, car elle risque, en effet, de doubler le temps de travail. L'expérience que j'ai faite sur quelques textes de Chrysostome montre-t-elle que la fiabilité de Biblindex est déjà assez grande pour éviter l'investissement vertigineux que représenterait en temps de travail la relecture minutieuse des œuvres ?
Dans les 4 tests suivants, pour des raisons de temps, le relevé des allusions de type 1c et 2a n'a été fait que dans le premier cas.

4. TEST DE FIABILITE DES DONNEES DE BIBLINDEX ET DU CADP


4.1. Test 1 : les deux Lettres à Innocent


Pour les Lettres à Innocent, dont l'une est publiée en SC 342, il y a 0 référence dans le listing du CADP : voilà pourquoi elles sont absentes de Biblindex (c'est aussi le cas du De s. Pelagia). Il faudrait quand même qu'elles y apparaissent – ce qui d'ailleurs est prévu, même s'il y a 0 citation. En une heure j'ai quand même trouvé les allusions suivantes :
Lettre 1, ligne 98, « cœur de pierre » : cf. Ez 11,19 ou 36,26 (comment choisir ?)
Lettre 1, ligne 184-185, « brebis dispersées » : cf. Ez 34,6
Lettre 1, ligne 244, « vous recevrez de Dieu la récompense » : cf. Mt 5,12 (entre autres !)
Lettre 2, « couronne » : cf. Jc 1,12 ou 1 P 5,4 (entre autres !)
Lettre 2, « trésor » : cf. Mt 19,21 (entre autres !)

4.2. Test 2 : la Lettre aux évêques, prêtres et diacres emprisonnés

Pour la Lettre aux évêques (PG 52,541*-542*), il y a 12 références dans le listing du CADP , 10 dans Biblindex, 5 d'après la PG (A.-M. Malingrey n'a rien ajouté). N.B. Le listing porte en rouge la mention « relu », sans doute pas de la main de J.-M. Leroux ; sur l'enveloppe figure au crayon « cor faîtes [sic] à cont »

• L'une (χάρητε καὶ σκιρτήσατε) est erronée dans la PG (Mt 5,12), juste dans le listing du CADP et Bipalyon (Lc 6,23).

• 2 autres (Mc 6,18 : οὐκ ἔξεστίν σοι ἔχειν τὴν γυναῖκα τοῦ ἀδελφοῦ σου ; et Lc 3,19 : ̔Ηρῴδης... ἐλεγχόμενος ὑπ᾿ αὐτοῦ περὶ Ἡρῳδιάδος τῆς γυναικὸς τοῦ ἀδελφοῦ αὐτοῦ) sont les parallèles de Mt 14,4 (τὴν γυναῖκα Φιλίππου τοῦ ἀδελφοῦ αὐτοῦ... οὐκ ἔξεστίν σοι ἔχειν αὐτήν). Or la citation de Chrysostome est : οὐκ ἔξεστί σοι ἔχειν τὴν γυναῖκα Φιλίππου τοῦ ἀδελφοῦ σου. Que faire ? Faudrait-il éliminer la référence à Lc, qui est un simple parallèle allusif, écarter quand même Matthieu qui est moins littéral et choisir Mc comme référence principale en ajoutant « E » à la référence pour signaler qu'il y a des parallèles non pris en compte ?  Ou – c'est préférable à mon avis – garder les 3 références, qui seront quand même utiles, mais alors comment signaler que 2 références ne sont que des parallèles ? Il y a de fait une ambiguïté dans la base dans le cas de Matthieu entre une référence marquée «E» parce qu'elle est systématiquement et indifféremment préférée aux parallèles, et une autre référence marquée «E» parce qu'elle est plυs littérale.

• La référence à Ph 4,3 (ὧν τὰ ὀνόματα ἐν βίβλῳ ζωῆς) doit être complétée par une autre à Lc 10,20 (τὰ ὀνόματα ὑμῶν ἐγγέγραπται ἐν τοῖς οὐρανοῖς), puisque la citation de Chrysostome est ἐγγέγραπται ὑμῶν τὰ ὀνόματα ἐν βίβλῳ ζωῆς.

• Les références à Lc 1,80, Lc 3,2, Mt 3,1 et Mc 1,4 concernent une seule allusion sur Jean-Baptiste « citoyen du désert » ; celles à Mc 1,4 et à Lc 3,2, présentes dans le listing du CADP, sont absentes (ou ont été éliminées ?) de Bipalyon : pourquoi ? Parce qu'il ne s'agit pas dans ces deux références de la vie de Jean avant son ministère, mais au cours de son activité de baptiste ? A ce moment-là il aurait fallu aussi éliminer Mt 3,1… et puis ce n'est pas très pertinent.

NB. J'ai passé 3 quarts d'heure à ces 12 références. Et encore je n'ai pas relu le texte pour y déceler encore d'autres allusions passées éventuellement inaperçues…

4.3. Test 3 : les Epistulae ad diuersos

Pour les Lettres diverses, il y a 39 références dans le listing du CADP, 136 dans Biblindex, 25 d'après A.-M. Malingrey (> PG ?). En réalité, comme dans Bipalyon, à la différence des listings du CADP et de la PG, les références à deux (ou plusieurs) versets qui se suivent ont été dédoublées, les chiffres doivent être corrigés ainsi : 49 CADP, 47 Biblindex, 28 PG.

N.B. Le listing porte en rouge la mention « relu », sans doute pas de la main de J.-M. Leroux. Il y a, de fait, 2 corrections concernant la référence à 2 Jn 12, pour mettre le chiffre 12 non pas dans la colonne des chapitres, mais des versets (puisqu'il n'y a pas de chapitres dans cette lettre).

• Allusion de Chrysostome à Jon 2, 1 et 2,10 Biblindex (références marquées <), ou plutôt Jon 2,1-10 dans le listing du CADP (idem pour Mt 25, 14-30, Ac 16,23-33, Rm 16, 1-4 ou Rm 5,3-4).

• 2 allusions de Chrysostome, présentes dans le listing du CADP (ep. 46 : Εἰ γὰρ καὶ μὴ μέλανι μηδὲ χάρτῃ συνεχῶς ἐπιστέλλομεν ; ep. 75 : αὐτὸς διὰ χάρτου μικροῦ καὶ μέλανος τὴν μεγίστην ἡμῖν πάρεχε χάριν) à 2 Jn 12 (πολλὰ ἔχων ὑμῖν γράφειν οὐκ ἐβουλήθην διὰ χάρτου καὶ μέλανος) ont été supprimées, en tout cas sont absentes de Bipalyon. Dommage, surtout dans le second cas…

• Citation de Ps 63, 8-9 (PG = n° du psaume dans la LXX), soit Ps 64,8 et 64,9 (marquées de >) dans Bipalyon, Ps 64, 8-9 dans le listing du CADP : illustration d'un cas classique.

• Dans la lettre 152, allusion à Mt 10,42 (où l'eau est dite « froide », précision faite par Chrysostome ; la référence est marquée ) plus qu'au parallèle en Mc 9,41, marqué NB. J'ai mis presque 2h pour ces quelque 40 références (139 dans Biblindex, il est vrai).

3.5. Test 4 : la Lettre d'exil (Quod nemo laeditur, SC 103)

Pour la Lettre d'exil, il y a 47 références dans le listing du CADP, 105 dans Biblindex, 16 d'après A.-M. Malingrey (SC 103). Chiffres à corriger encore en faveur du listing du CADP. N.B. Le listing porte en rouge la mention « relu », sans doute pas de la main de J.-M. Leroux : corrections justifiées p. 78, ligne 50 : Lc 6,26 au lieu de Lc 6,22-23 ; corrections de signes conventionneles ) / ou (

Page 78, ligne 59 de l'édition d'A.-M Malingrey, de façon singulière, le listing du CADP rédige en deux références distinctes Mc 6,25 / et 6,28